J'ai dans mon cœur un General Motors, Une création de Vous êtes ici, Mise en scène Julien Villa

J'ai dans mon cœur un General Motors, Une création de Vous êtes ici, Mise en scène Julien Villa

Ce spectacle s'inspire d'une période fragile dans l’histoire des Etats-Unis, celle du mouvement de défense des droits civiques des noirs américains dans les années 1955/1970. Nourri des écrits de Malcom X, Martin Luther King, Marcus Garvey, Frantz Fanon, Bobby Seale, Angela Davis… "J’ai dans mon cœur un General Motors" se penchera sur la dualité entre deux courants : celle non violente et réformiste de Martin Luther King et celle du radical révolutionnaire Malcom X.

 

"Une balle se ficha dans un pneu de voiture et l'air libéré hurla comme un animal à l'agonie. Le pneu s'aplatit. C'était un vinyle."

Dans une période fragilisée par la guerre du Vietnam, les émeutes de Watts et l'assassinat de Martin Luther King, le combat des Black Panthers contre les "porcs" capitalistes bat son plein. La ville de Détroit, cœur battant de la révolution industrielle, apparaît comme la terre promise pour les noirs américains victimes de la ségrégation. À Motortown, on fabrique des voitures, on embauche chez Ford et General Motors. Berry Gordon, jeune ouvrier spécialisé, a dans son cœur un General Motors. Il est noir, il produira de la musique noire, comme on fabrique des voitures. À la chaîne. Ce sera le label Motown. Dans les années 60, Dieu était une jeune fille noire qui chantait. C'est-à-dire une marchandise. Une marchandise personnifiée par la voix suave de Diana Ross, icône glamour de la spectaculaire ascension sociale d'une entreprise noire aux États-Unis. C'est au coeur de la famille Gordy, cramponnée à sa table comme à un tourniquet et à ses saisissants repères que sont les « lieux communs », que se déroule cette fiction énergique autour de la génération « Motortown ».

En savoir plus : http://www.tnba.org/


Du mercredi 9 au samedi 19 mars 2016
TNBA, Théâtre du Port de la Lune, Bordeaux.


Écoutez Julien Villa.

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Interview réalisée par Frédéric DUSSARRAT