Les vivants

Les vivants

Au plateau, sept corps féminins, venus de cultures différentes, entrent en communication, en communion même.


Les Vivants rend hommage à la ténacité de ces danseuses africaines qui ont choisi de poursuivre cette voie professionnelle coûte que coûte, comme Bienvenue Bazié affirmait cette vocation l’an dernier sur notre scène dans son solo autobiographique Peubléto. Installés depuis les années 2000 à Bordeaux, le chorégraphe burkinabés et son acolyte Auguste Ouédraogo, présentent avec cette nouvelle création, une autre facette de leur savoir-faire : la transmission. Notamment leur formation « Engagement féminin », qui se déroule chaque année en juillet à Ouagadougou et fête cette année ses dix ans.

S’y retrouvent des danseuses africaines de tout le continent. Montée avec les participantes 2018, et composée avec le regard du chorégraphe Lacina Coulibaly, Les Vivants propage aussi un propos plus universel : celui de croire, coûte que coûte, par-delà les frontières, à la force d’un engagement dans la création, dans une danse qui rapprocherait malgré les murs qui se dressent malheureusement de plus en plus haut. Opposition au repli identitaire, cette pièce déploie les moyens de trouver un langage commun. Et en ces temps de réveil de la parole féminine, ces Vivants.es affirment aussi la présence des femmes dans le processus de création, ici et ailleurs, sans qu’il ne soit plus possible de les ignorer.

Compagnie Auguste Bienvenue

En savoir plus : https://globtheatre.net


Du mardi 26 au jeudi 28 mars 2019,
Glob Théâtre, Bordeaux.


Écoutez Bienvenue Bazié.

Interview réalisée par Frédéric Dussarrat