À travers un portrait de Joséphine Baker, Marie Canet propose une relecture du son parcours hors-norme

Chanteuse, actrice, meneuse de revue, résistante, il s'agit de la première incarnation d'un féminisme noir.


▶️ JOSÉPHINE BAKER, PERFORMEUSE AFRO-AMÉRICAINE, UNE FIGURE COMPLEXE QUI A PRODUIT UN ENSEMBLE DE SIGNIFICATIONS RACIALES ET GENRÉES PARFOIS CONTRADICTOIRES

En 1925, à dix-neuf ans, elle défraie la chronique suite à ses performances érotico-comiques au sein de la Revue Nègre à Paris. Son arrivée en France coïncide avec l'apogée des mouvements Art déco et de la « vogue nègre », alors que se poursuivent les ambitions coloniales de l'Europe vers l'Afrique. Comme cette modernité, Baker est noire, brillante, marchande, ultra-médiatisée, prise entre les débats nationalistes sur l'identité et la préservation culturelle. Mais Baker incarne surtout l'émergence d'un empouvoirement féminin noir, elle en est la première manifestation, fascinante et populaire, du XXe siècle...

▶️ L'AUTRICE :

Marie Canet, enseignante en esthétique à l'école des Beaux-arts de Lyon, est essayiste, critique d'art et commissaire spécialisée en cultures visuelles modernes et contemporaines.

Editions François Bourin

En savoir plus : https://www.bourin-editeur.fr/


Écoutez

Chronique proposée par Julia Brégeron