Explorez l'exposition des mémoires de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions des Archives de Bordeaux Métropole

Dans le cadre de la journée nationale du 10 mai 2020, les Archives de Bordeaux Métropole proposent une sélection de documents historiques conservés dans leurs fonds le fonds de la Ville de Bordeaux, illustrant la traite, l’esclavage et les abolitions avec une exposition virtuelle en ligne.

 

Cette présentation permet à tous, simple curieux, chercheur amateur ou professionnel, de partir à la découverte de sources particulièrement éclairantes sur un pan douloureux de notre histoire en 3 chapitres.

LA TRAITE NÉGRIÈRE

Bordeaux, port négrier. 504 expéditions partent du port de la Lune, plaçant la ville derrière Nantes, mais devant Le Havre et La Rochelle. Ces opérations de traites s’intensifient à la fin du XVIIIe siècle et génèrent la déportation de 150.000 captifs africains entre 1672 et 1837. Les Antilles ont la prédilection des négriers bordelais : Martinique, Guadeloupe et Saint-Domingue, « la perle des Antilles », sont essentielles au commerce bordelais.

LE QUOTIDIEN DE L'ESCLAVAGE

Les documents en lien avec les plantations sont nombreux. Leurs présences dans les fonds privés conservés expriment bien ces liens familiaux et commerciaux étroits tissés entre les membres d’une même famille, entre Bordeaux et les Antilles. Ils permettent aussi d’entrevoir la vie dans les plantations et d’évoquer ce commerce colonial qui participe à la richesse de la ville.

LES ABOLITIONS

Les premières révoltes surviennent à Saint-Domingue en août 1791. Les négociants bordelais sont inquiets pour leurs affaires. Révoltes, répressions, ce contexte d’une violence inouïe aboutit à des débats ; des mesures significatives sont prises. Pourtant, le contexte économique pèse toujours de tout son poids : 28 septembre 1791, abolition de l’esclavage en France ; 4 février 1794, abolition de l’esclavage des nègres dans les colonies ; 20 mai 1802, rétablissement de l’esclavage dans les colonies. Il faut encore attendre 1848 pour connaître la fin de l’esclavage dans les colonies. Et les années 2000 pour initier un travail de mémoire.


En savoir plus : https://archives.bordeaux-metropole.fr



Écoutez Jean-Cyril Lopez.

Interview réalisée par Frédéric Dussarrat


 

REPRISE PROGRESSIVE D’ACTIVITÉ AUX ARCHIVES DE BORDEAUX MÉTROPOLE

Dès le lundi 18 mai, les Archives réouvrent partiellement au public sur rendez-vous, selon les normes sanitaires en cours (gel hydroalcoolique...) afin de garantir la sécurité de tous. Le port du masque est recommandé.

Installées dans un ancien entrepôt ferroviaire réhabilité sur la rive droite, les Archives de Bordeaux Métropoles collectent, classent, conservent, communiquent et diffusent les sources de l'histoire de la métropole, de ses communes et de leurs habitants. Elles regroupent les fonds de Bordeaux Métropole ainsi que ceux d’Ambarès-et-Lagrave, Blanquefort, Bordeaux, Bruges, le Bouscat, Pessac et bientôt Le Haillan. Depuis leur ouverture, en mars 2016, les Archives de Bordeaux Métropole ont accueilli plus de 61 000 visiteurs.

Le calendrier de reprise est le suivant :
- Du 18 au 29 mai : réouverture partielle de la salle de lecture, un jour sur deux (lundi, mercredi et vendredi de 9h30 à 17h) en raison de l’obligation de placer en quarantaine pour une durée de 24 H les documents. L’accès se fait sur rendez-vous (05 56 10 20 55 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) et uniquement pour des recherches à caractère administratif ou judiciaire et dans la limite de 5 lecteurs par jour.
-  Du 2 juin au 24 juillet : élargissement aux recherches à caractère historique, scientifique et généalogique selon les mêmes modalités d’accès.
-  À partir du 27 juillet et jusqu’au 28 août : accès libre (sans rendez-vous) un jour sur deux (lundi, mercredi et vendredi de 9h30 à 17h).
-  À partir du 31 août : ouverture normale et à temps complet sans aucune restriction, tous les jours ouvrés du lundi au vendredi, de 9h30 à 17h.

Ce plan de reprise est susceptible d’être adapté aux évolutions de la crise sanitaire.
À noter que les expositions, les activités culturelles et éducatives sont totalement suspendues jusqu’au 1er septembre.

Les Archives en chiffres :
8800 m² de superficie dont 1000 m² pour l’accueil du public et un dépôt annexe de 1500 m². Une salle de lecture de 40 places et une salle de conférences de 100 places. 23 km linéaires de capacité et 17,8 km linéaires d’archives conservées. Plus de 150 000 documents dans le fonds iconographique. 768 869 pages et images numérisées des fonds de Bordeaux et de Pessac.