Daphné Le Sergent, Géopolitique de l'oubli

Daphné Le Sergent, Géopolitique de l'oubli

Le novlangue – la langue fictive imaginée par George Orwell dans son roman dystopique 1984 –, se construit sur une déperdition, une simplification langagière. Le groupe C de son vocabulaire, les termes techniques, est le fil d’Ariane de Géopolitique de l’oubli. L’artiste française, née à Séoul, Daphné Le Sergent mène une recherche autour de la disjonction, comme frontière géopolitique autant que comme séparation intérieure. L’exposition interroge l’écriture par l’image, pointant le data déluge offert par Internet et les moteurs de recherches. Interrogeant de quelle manière cette surcharge d’information nous morcelle, le projet envisage le terme « géopolitique » de manière intérieure.


Le novlangue est ici un langage-écran où les signes produits sont à la fois autorité et mémoire. L’artiste imagine deux nouvelles écritures, l’une issue du eye-tracking, trajectoire oculaire face à l’image, l’autre de l’agglomération. La langue digitale apparait comme un carcan dictant notre œil et, de fait, notre structure de pensée.

En savoir plus : http://www.capc-bordeaux.fr/


Du jeudi 17 mai au dimanche 30 septembre 2018,
CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux.


Écoutez Daphné Le Sergent.

Télécharger [Click droit, enregistrer sous]
Interview réalisée par Frédéric DUSSARRAT