"Bacchaweek" 100 % virtuel, 6 jours de créations étudiantes au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux

Vidéo, danse, mode, jeux, créations digitales, écritures poétiques sur les œuvres du musée à découvrir tout au long de la semaine.

 

Tout a débuté dans le cadre de sa politique de développement des publics, le musée des Beaux-Arts de Bordeaux a organisé en 2016 sa première soirée étudiante lors de l’exposition Bacchanales modernes !, inspirée des bacchanales, fêtes données en l’honneur du dieu du vin Bacchus, et à l’origine du nom de Bacchanight, nocturne étudiante du musée, festive et innovante. Fort du succès grandissant de ses quatre premières éditions – avec plus de 800 étudiants participants en 2018 et plus de 1 100 étudiants en 2019 -, le musée a fait de cette nocturne étudiante un rendez-vous culturel pérenne dans l’offre bordelaise.

Cette année, en raison du contexte sanitaire, la Bacchanight devient la Bacchaweek : 6 jours de créations étudiantes avec interprétations décalées et détournements d’œuvres.

Succombez à l'appel de la jeunesse et laissez-vous surprendre. Au programme de la poésie avec Du Pinceau à la plume, une création picturale accompagnée d'une lecture lyrique ; de la danse avec deux performances : Confetti, dans laquelle vous suivez le réveil de Marion dans un monde sans fête mais pourtant non dépourvu de lumières, de vie et de confettis ; et Désir, où des étudiantes abordent l'image de la femme souvent représentée dans l’art comme un objet de désir. Mais aussi une création de mode qui s’inspire de l’Austria Steamer d’Isabey : un laçage rappelle le cordage du navire, les tissus noirs évoquent la fumée qui assombrit le ciel alors que les sequins font écho aux flammes de l’incendie à l’origine du drame. Autre temps fort, La Danseuse, dispositif théâtral reprenant et mettant en mouvement la délicate sculpture de Gargallo. Une série de photographies permet d’inscrire l’œuvre du Titien, Tarquin et Lucrèce, dans un récit contemporain sur le féminicide, tout en respectant la composition du tableau.

Cette année, 63 étudiants ont été sélectionnés à la suite de l’appel à candidatures. Ils ont imaginé et créé 16 projets adaptés à une diffusion entièrement dématérialisée, pour faire vivre et réinterpréter les œuvres.

La #Bacchaweek 2021, c’est aussi 7 projets de game design développés lors de deux semaines de création par les étudiants de l’IUT Bordeaux Montaigne pour approcher les œuvres de manière ludique. De l'intrigue avec le jeu Vol au musée : dans la peau d'un enquêteur, vous êtes à la recherche du voleur de tableaux. Est-ce une vengeance intra-familiale entre les deux clans de la famille Challemel du Rozier ou est-ce un coup d’un des proches de la famille ? Dans L’évadé, vous incarnez un personnage se réveillant devant un tableau déchiré. Saurez-vous découvrir ce qu’il s’est passé ? Dans L’Amour de l’art, Marcel, étudiant aux Beaux-Arts, hérite du carnet de notes et de croquis de son grand-père, ce qui l’incite à fouiller dans le passé de sa famille. Il y découvre l’histoire de ses aïeuls ainsi que la véritable provenance de ses dons artistiques, à travers une suite d'énigmes et d’indices laissés au fil des pages et des tableaux. Dans Stendhal , un homme et sa petite fille se baladent, quand soudain, elle lui lâche la main et entre dans le musée des Beaux- Arts. Son père a toujours fui les musées pour une raison bien particulière, mais cette fois, il ne pourra pas faire demi-tour...

Rendez-vous tous les jours à 18h pour découvrir ces projets inédits : soit depuis l’événement Facebook (accessible sans compte Facebook), soit depuis le compte Instagram du musée.


Du mardi 23 au dimanche 28 mars 2021


Écoutez Sarah Choux, médiatrice culturelle du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux

Interview réalisée par Frédéric Dussarrat